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ET C'EST PAS FINI

ET C'EST PAS FINI et GUINON en Centrafrique « Les jeunes ne s'intéressent pas à la politique... Ils arrêteront de s'abstenir quand ils vieilliront... »

EN MARCHE QUI EST SIBETH NDIAYE, LA FEMME ESSENTIELLE À EMMANUEL MACRON ?

Cette mère de famille franco-sénégalaise de 37 ans a fait forte impression aux internautes, ce lundi 8 mai. Son visage, indissociable de la campagne du candidat élu, était très présent dans le documentaire consacré aux coulisses de sa victoire.

Au sein de la mécanique, elle est le rouage essentiel. Celui qui permet de se mettre effectivement « en marche ». Depuis quelques semaines, Sibeth Ndiaye est absolument partout. Au front avec les médias, mais aussi sujet d’attention de ceux-ci. La chargée des relations presse d’Emmanuel Macron était incontournable dans le documentaire diffusé ce lundi 8 mai sur TF1, et s’attachant à montrer les « coulisses d’une victoire ». C’est bien simple : le visage de la trentenaire était presque aussi présent au montage que celui du nouveau président de la République. Ceci n’a rien d’un hasard. Dévouée corps et âme au mouvement, dotée d'une excellente rhétorique, l’ex-militante acharnée, qui a gravi petit à petit les échelons au sein de l’organisation d’un mouvement politique, fait partie du cercle très restreint de jeunes fidèles que le nouveau chef de l’Etat aime appeler ses « enfants ». Toutes les images dévoilées par le reportage d’hier expliquaient une chose concise : Sibeth Ndiaye ne lâche pas son poulain d’une semelle, le débriefant après chaque situation et démêlant chaque contexte sentant le souffre. Si l’élu de la nation était une pierre précieuse, il lui manquait simplement un diamantaire pour le polir au mieux. Ce diamantaire, c’est elle.

La mère de famille de 37 ans originaire de Dakar, devenue française en juin 2016, a même été plébiscitée par les internautes ayant découvert le reportage. Beaucoup ont vu en elle une sorte d’ « Olivia Pope de Macron », ce personnage de la série « Scandal », qui gère d’une main de maître toutes les crises susceptibles d’affecter le président américain. L’image est forte en symboles et franchement pas dénuée de sens. Dans une récente interview à Jeune Afrique, Sibeth Ndiaye a révélé le parcours suivi jusqu’alors. On apprend ainsi qu’elle s’est rangée du côté du PS en 2002, la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle ayant été l’onde de choc qui lui révéla subitement une conception très précise de la politique et de l’engagement qu’elle devait porter. Sa rencontre avec Macron n’arrive que des années plus tard, au moment où ce dernier était secrétaire général adjoint de l’Elysée (mai 2012 – juillet 2014), et alors qu’elle-même elle travaillait pour le ministre Arnaud Montebourg. Rapidement, les liens se tissent entre eux. De la cordialité prononcée, on passe à une vraie dévotion réciproque.

Une anecdote racontée par la jeune femme ne trahit pas cet esprit : « Je me rappelle toujours avec émotion qu’au décès de ma mère, il avait eu la délicatesse de m’offrir un livre de Roland Barthes, ‘Journal de Deuil’. Il m’a servi de livre de chevet pendant de longs mois ». C’est acte fondateur scellant leur confiance mutuelle a été suivi de différents vœux de transparence et de fidélité politique. Au point d’obtenir un poste au gouvernement ? « C’est à lui de vous le dire, pas à moi » assure l’intéressé, qui avoue par ailleurs qu’ « être élu n’est pas l’alpha et l’omega de l’engagement politique ». Si elle trouve que l’homme a « beaucoup d’humour », qu’il est « très libre » et que tous deux partagent un « amour de la langue française et en particulier de la poésie », c’est avant tout pour le message que véhicule le mouvement politique d’Emmanuel Macron que Sibeth Ndiaye a choisi d’y prendre part avec beaucoup d’attachement.

Pour elle, En Marche ! a « la volonté de transcender les clivages existants ». C’est « la tentative audacieuse pour essayer autre chose, et le sentiment que ça ne pouvait plus continuer comme avant, que les appareils existants ne réfléchissaient plus sur le monde et ses évolutions ». Après avoir épousé les thèses et être devenue une figure de proue du mouvement, la chargée des relations presse semble s’imposer comme le leader des soutiens de Macron. Pourtant, elle préfère prôner le collectif et la contribution à multiples échelles. Preuve de son humilité, elle déclare finalement auprès de Jeunes Afrique : « Je ne me vis pas du tout comme un modèle. Ma carrière professionnelle s’est surtout construite autour de belles rencontres, avec des gens qui ont su me faire confiance (...) Il suffit de tomber sur la ou les bonnes personnes, celles qui ne voient pas votre couleur de peau, votre origine sociale ou votre seul parcours scolaire, pour que tout change ». Quelle plus belle preuve d’amour que celle-ci pour le président ?

 

 

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